La fiche matricule et les pistes de recherche sur les soldats d’Alsace-Moselle

Durant cet été 2021, nous vous proposons un article de fond par quinzaine, soit 4 articles de méthodologie qui seront pour vous, nous l’espérons, des repères dans vos recherches généalogiques :
– La fiche matricule et les pistes de recherche sur les soldats d’Alsace-Moselle
L’option de nationalité
Les seigneuries alsaciennes dans l’Ancien régime
Les cimetières alsaciens
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La fiche matricule
et les pistes de recherche sur les soldats d’Alsace-Moselle

Par François GÉRARD, vice-président du Cercle Généalogique des PTT
Exposé donné par visioconférence pour le CGA, section IDF, le 18 février 2021

  • Les obligations militaires
  • La fiche matricule
  • En Alsace et en Moselle
Source : CP privée ML MERCK, adhérente CGPTT, complétée par F. GERARD
Les obligations militaires

Le service militaire en France :
Historiquement destiné aux hommes, le nom a évolué passant de conscription (1789) à l’appel au service militaire (1818), puis à service national en 1965.
Le 22 février 1996 le président CHIRAC annonce la professionnalisation des armées : le service national prend fin le 30 novembre 2001 ; seule subsiste une « journée défense citoyenneté » qui concerne aussi les femmes.

La durée des obligations militaires en France de 1872 à 1914 :
1872 : La loi Cissey (27 juillet 1872) fixe la durée du service à 5 ans dans l’armée d’active + 4 ans dans la réserve de l’armée d’active + 5 ans dans l’armée territoriale + 6 ans dans la réserve de l’armée territoriale, soit une durée totale des obligations militaires de 20 ans.
1889 : La loi Freycinet (15 juillet 1889) fixe la durée du service à 3 ans dans l’armée d’active + 7 ans dans la réserve de l’armée d’active + 6 ans dans l’armée territoriale + 9 ans dans la réserve de l’armée territoriale, soit 25 ans d’obligations militaires .
1905 : La loi André ou loi Berteaux (21 mars 1905) fixe la durée du service à : 2 ans dans l’armée d’active + 11 ans dans la réserve de l’armée d’active + 6 ans dans l’armée territoriale + 7 ans dans la réserve de l’armée territoriale, soit 25 ans d’obligations militaires .
1913 : La loi Barthou (7 août 1913) fixe la durée du service à : 3 ans dans l’armée d’active + 11 ans dans la réserve de l’armée d’active + 7 ans dans l’armée territoriale + 7 ans dans la réserve de l’armée territoriale, soit 28 ans d’obligations militaires.
L’allongement de la durée du service va de pair avec celui de l’espérance de vie des hommes, qui passe de 40 ans en 1870 à 50,4 ans en 1913.
NB : Ces lois françaises ne concernent évidemment pas les Alsaciens n’ayant pas opté pour la nationalité française à l’issue de la guerre franco-prussienne. Pour eux, ce sont les règlements prussiens qui s’appliquent de 1871 à 1918.

Le recensement :
À partir de 1905 (fin du tirage au sort), tout individu de sexe masculin de 20 ans doit se faire recenser auprès du bureau de recrutement (excepté durant la guerre 1914-1918 : 19 ans).
Depuis la fin du service national en 1997, les garçons et les filles ont trois mois pour se faire recenser dans leur mairie, à partir de la date anniversaire de leurs 16 ans.

Classes appelées lors de la déclaration de guerre le 2 août 1914 :
En raison de la loi des 3 ans, 3 classes furent appelées :
la classe 1911 incorporée pour deux ans en novembre 1912,
la classe 1912 incorporée le 15 octobre 1913,
et la classe 1913 incorporée le 15 décembre 1913.
La classe 1914 sera incorporée le 1er septembre 1914, la classe 1915 sera incorporée le 15 décembre 1914, la classe 1916 sera incorporée le 8 avril 1915, la classe 1917 sera incorporée le 7 janvier 1916, la classe 1918 sera incorporée le 1er mai 1917, la classe 1919 sera incorporée le 15 avril 1918, la classe 1920 sera incorporée après l’armistice.
Les classes 1886 à 1892 (hommes nés entre 1866 et 1872) n’ont pas été appelées.

Les documents militaires :
Le livret militaire :

C’est la propriété du militaire à qui il est délivré. Il ne peut lui être retiré sous aucun prétexte, même lorsqu’il lui en est donné un nouveau (quand il change de corps ou qu’il quitte le service). Dès le 28 avril 1800, chaque militaire en dispose. Chacun reçoit, à son arrivée au corps, un livret, sur lequel figurent les renseignements qui constatent son état civil, son signalement, le titre sous lequel il a été incorporé, ainsi que tout renseignement transcrit d’après la Matricule du corps.
Les autres documents militaires :
Documents relatifs au recrutement de l’armée depuis le début du XIXe siècle :
Les tableaux de recensement,
Les listes de tirage au sort,
Les listes de conscrits jusqu’en 1815,
La liste du contingent après 1815
Les registres matricules : Des premiers registres matricules apparaissent en 1859 ; ils sont normalisés en 1878 à une fiche individuelle par page.
92 ans après la date de naissance des intéressés, le ministère de la Défense, Bureau central des Archives administratives militaires de Pau (BCAAM), verse régulièrement leur(s) fiche(s) matricule(s) récapitulative(s) aux Centre des archives du personnel militaire (CAPM) puis aux Archives départementales (AD) du lieu de recensement.

La fiche matricule

La fiche matricule (1867) :
C’est l’aide précieuse pour celui qui recherche les affectations militaires de ses ancêtres masculins, quand le livret militaire a été perdu par les familles… Les registres sont rangés par classes et par subdivisions qui correspondent aux limites administratives militaires. Ils contiennent des fiches individuelles classées dans l’ordre des numéros matricules. Pour chaque classe, il existe des tables alphabétiques de noms qui renvoient au numéro matricule se trouvant à l’intérieur des registres.

Les fiches matricules aux Archives départementales sont dans la série R (Affaires militaires)
Soldats natifs de 1847 à 1920 : fiches matricules consultables sur place ou par le net.
Soldats des classes antérieures à 1921 (nés en ou avant 1901) : FM consultables soit sur le site numérisé des AD soit par le site de la Base du Grand Mémorial inauguré en 2014 (centenaire de la Première guerre mondiale) . Il permet d’interroger plus de 8 millions de matricules de soldats des classes combattantes et l’ensemble de 1,3 millions de fiches des morts pour la France
http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial/Bases-presentes-dans-le-Grand- Memorial
NB : iI n’y a pas eu de service militaire pour les classes 1940 – 1945.
Pour des recherches au-delà, il faut contacter le Service Historique de la Défense (SHD) : Bureau Central d’Archives Administratives Militaires (BCAAM).
Attention ! Les officiers n’ont pas de fiche matricule mais un dossier officier, au centre
d’archives du Service historique de la défense (SHD).

Méthode de recherche :
Pour mener une recherche, les éléments indispensables à connaître sont :

  • L’année de naissance du conscrit pour déterminer l’année de sa classe.
    NB : Ne pas confondre classe de recrutement et classe de mobilisation :
    1. La classe de recrutement c’est l’année de naissance augmentée de vingt ans, ainsi, un jeune-homme né en 1880 appartient à la classe 1900. Cette classe qui ne change jamais permet de retrouver la fiche matricule d’une recrue mais avec éventuellement les naturalisés de l’année précédente 1899. Leur conscription se fait quel que soit leur âge.
    2. La classe de mobilisation est liée à l’obligation faite à tous les hommes aptes et en âge de combattre, de répondre à une convocation pour se mettre à disposition des forces militaires, pour défendre leur pays contre une armée ennemie. La classe de mobilisation diffère de la classe de recrutement pour les hommes qui ont commencé leur service militaire une autre année que celle des recrues de leur classe d’âge (ajournés, sursitaires pour études, engagés volontaires, exemptés comme soutien de famille, rappelés au cours de la guerre…)
  • La commune de résidence à 20 ans pour les hommes mariés, et la commune de résidence des parents pour les célibataires non émancipés.
  1. Période antérieure à la classe 1865 : Il faut également connaître le canton dont la commune de recensement relevait et l’arrondissement auquel le canton est rattaché. On consultera alors la liste de tirage au sort correspondante, puis le cas échéant la liste de conscrits pour connaître en principe le régiment d’affectation.
  2. Classes 1865-1940 : Il faut également connaître le bureau de recrutement auquel la commune de recensement était rattachée.
    Pour le Haut-Rhin : MULHOUSE & COLMAR
    Pour le Bas-Rhin : STRASBOURG & SAVERNE
    NB : Les limites territoriales des bureaux de recrutement militaire ne correspondent pas
    toujours à celles des départements (certaines communes du Doubs, par exemple, sont aux AD de BELFORT).

Une fois aux archives (ou sur le net), on consultera tout d’abord la table alphabétique de la classe correspondante qui donne le numéro matricule du conscrit, avant de se reporter au registre matricule comprenant ce numéro (de 1 à 500 pour le volume 1, de 501 à 1.000 pour le volume 2 et ainsi de suite…).

L’attribution du matricule à la recrue :
L’attribution du Numéro de matricule à la recrue dépend de comment le préfet a organisé le Conseil de révision. En principe :
1. Avant 1905, l’attribution se fait dès le conseil de révision. Les matricules sont donc classés par canton et par numéro tiré. L’autorité militaire et un médecin passent de canton en canton. Le matricule numéro 1 correspond alors au premier canton visité, et on l’attribue à la personne qui a tiré le numéro 1 et ainsi de suite. On passe au canton suivant, celui qui tire le numéro un se voit attribuer le matricule qui suit celui du dernier du précédent canton.
2. Après 1905, le tirage au sort étant supprimé, les matricules sont alors classés par canton suivant l’ordre de visite et par ordre alphabétique parmi les recrues de chaque canton, le numéro 1 est donné à la première personne du premier canton visité par ordre alphabétique et ainsi de suite. Dans le second canton, on continue la liste des matricules en conservant l’ordre alphabétique.

Les informations contenues dans la fiche matricule :

En France, à partir de 1878, le formulaire FM est normalisé à une page pour chaque matricule. Lorsque les informations concernant une même personne sont trop nombreuse pour tenir sur le feuillet initial, un ou plusieurs rabats sont alors rajoutés. Pour ne pas perdre d’information, ces rabats ont été numérisés. On peut en conséquence trouver plusieurs images pour une seule fiche. Les cases contenant des informations médicales se trouvent généralement intégralement masquées.

L’état civil complet de la recrue : nom, prénoms, voire surnoms (parfois pseudonyme) ; date, lieu et département de naissance ; lieu de résidence au moment de l’enregistrement pour le service militaire ; noms et lieu de résidence des parents ; profession au moment de la conscription. Cette information est parfois surchargée pour tenir compte des changements intervenus éventuellement.
NB : Ne pas confondre résidence et domicile : La résidence est le lieu où se trouve une personne en fait (instabilité possible en fonction du lieu de travail), par opposition au domicile, où elle est située en droit (actes d’état civil, actes judiciaires, fiscalité). Ces notions sont à rapprocher des mentions de résidence « de droit » et résidence « de fait » que l’on trouvait sur les actes des registres paroissiaux depuis le Concile de Trente (1545-1563) et repris par les édits royaux (le mariage devait avoir lieu là où vivaient les parents de l’épouse).
Les deux notions de domicile et de résidence peuvent évidemment être identiques lorsqu’une personne réside au lieu où elle possède sa résidence principale.
Le conscrit est tenu de signaler ses changements d’adresse pour pouvoir être toujours mobilisable rapidement (cela peut donner des indications au généalogiste pour retrouver des naissances d’enfants).

Le signalement : les caractéristiques physiques, plus ou moins détaillées mais nécessaires pour pouvoir reconnaître et identifier une recrue à une époque où la carte d’identité n’existe pas et où la photographie, déjà popularisée, n’est toujours pas utilisée par l’armée.

La décision du conseil de révision : Le conscrit est affecté ou exempté après le conseil de révision dans une partie du contingent. Codes avant 1905 : la 1e partie : jeunes gens déclarés bons pour le service ; les 2e et 3e parties : dispensés ; 4e engagés volontaire ; 5e ajourné ; 6e versés dans le service auxiliaire, destiné aux jeunes inaptes au service actif mais bon pour servir dans des corps non mobilisables (construction et réparation des voies ferrées, subsistances et magasins) ; 7e exclu. NB: Le critère de taille (autour de 1m50, variable selon les époques) est supprimé en 1905.

Le degré d’instruction générale :
Il sera indiqué conformément aux prescriptions de l’instruction du 4 décembre 1889, complété lors de la Première Guerre mondiale :
Degré 0 : ne sait ni lire ni écrire
Degré 1 : sait seulement lire
Degré 2 : sait lire et écrire
Degré 3 : possède une instruction primaire plus développée
Degré 4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire
Degré 5 : bachelier, licencié, etc. (avec indication de diplôme)
Pour les hommes des classes 1887, 1888 et 1889 régis par la loi de 1872, on trouve des mentions du diplôme à la place des 4 et 5 et un D pour « douteux ». Degré X : si le degré n’a pas pu être vérifié.

Le niveau d’instruction militaire : La majorité des hommes n’ont pas reçu d’instruction militaire ; la case est alors laissée sans indication sur certains modèles de registres matricules. On trouve l’indication « 3 » pour dire exercé, ou « Exercé ». Pour les années 1880/1890, l’instruction militaire doit indiquer les hommes qui ont participé aux bataillons scolaires. Après 1905, il peut s’agir d’hommes ayant préparé le Brevet d’Aptitude Militaire.

Aptitudes : Certaines aptitudes intéressent l’armée pour leur utilisation militaire : paysan (pour s’occuper des chevaux), charpentier (pour étayer les tranchés), cuisinier, musicien, cycliste, voire conducteur de moto ou d’auto, bilingue (interprète), peintre (camouflage)…

Détails des services et affectations diverses
Antécédents judiciaires et condamnations
(masqués si décès date de moins de 70 ans)
Activités durant les périodes du service militaire
Campagnes du soldat et blessures, citations, décorations etc.

Principales abréviations utilisées :
RD = réformé définitif
P = pensionné
RI = régiment d’infanterie
EO = éclats d’obus
PD = pensionné définitif
% = ordre (cité à l’ordre du Régiment…)
GCC = garde des voies de communication

Source : CP Classe 1898 Marie.Louise MERCK, CGPTT (Dans l’angle en haut à droite : allégorie de l’Alsace et la Lorraine, provinces « perdues » à reconquérir)
En Alsace et en Moselle
Avis aux généalogistes débutants !
Pour bien resituer le contexte historique, consultez l’article « Généalogie en Alsace : le B.A.BA ». Les expressions couramment utilisées «Alsace-Lorraine» ou «Alsaciens-Lorrains» font référence au nom donné à la nouvelle province prussienne en 1871, «Reichsland Elsaβ-Lothringen», mais ne concernent en réalité que l’Alsace et la Moselle (3 départements).
Aide à la recherche de soldats alsaciens et consultation de fiches matricules :
AD Bas-Rhin (pistes de recherche seulement)
AD Haut-Rhin (pistes de recherche et consultation des fiches)

Jusqu’en 1872, il n’existe aucune différence entre les Alsaciens-Mosellans et les autres Français : ce sont des soldats français comme leurs compatriotes de l’intérieur.
La loi du 13 janvier 1817 sur les soldats de l’armée déclarés absents s’applique : le jugement de disparition intervient en général 4 ans après la disparition ; il existe des listes de disparus (AN séries BB14 et BB30 disparus surtout de 1870 & 1871).
Depuis le début du XIXe siècle, tout Alsacien-Lorrain français de sexe masculin a été inscrit sur au moins un tableau de recensement, mais il n’est pas toujours facile de le retrouver.
La fiche matricule naît en 1867, donc seuls les Alsaciens et Mosellans ayant 20 ans entre 1867 et 1871 en avaient une. Pour les autres, les FM ont été reconstituées en 1923, pour ceux d’entre eux qui avaient opté pour la France (y compris les optants après 1873).

« Feldgrauen » du Reichsland Elsaß-Lothringen (Alsaciens et Mosellans ayant servi sous l’uniforme allemand dit feldgrau) :
Après 1871, les Alsaciens-Lorrains n’ayant pas opté ont fait leur service militaire pour la Prusse (Armée du Kaiser).
Les renseignements sur les soldats sont rares pour la période 1871-1918 en raison de l’Annexion allemande : aucun registre matricule n‘a été tenu dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin entre 1871 et 1918.
Le traité de Versailles, le 28 juin 1919, indique que les Alsaciens-Mosellans sont réintégrés de plein droit dans la nationalité française, exceptés les enfants de pères allemands installés en Alsace après 1870.
Fiches matricules reconstituées en 1923 : Pour les conscrits redevenus Français en 1919, dès la classe 1894, les recensements militaires ont été reconstitués par les autorités militaires françaises pour suivre leurs obligations militaires (notamment dans la Réserve), mais ils n’ont pas la précision des états signalétiques des classes d’après 1918. Les registres conservés par les trois départements Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin (série AL et D) sont donc beaucoup moins détaillés que ceux disponibles dans les autres départements, et ne concernent que les soldats ayant survécu à la Première Guerre mondiale.
Les FM sont consultables : pour le Haut-Rhin aux AD sur place et sur le site internet, pour le Bas-Rhin uniquement sur place.
NB : Beaucoup d’Alsaciens se sont engagés dans la Légion étrangère pour combattre côté français. De nombreuses FM d’Alsaciens mentionnent un « nom d’emprunt » (pseudonyme visant le plus souvent à gommer un nom à consonance germanique).
Pour les survivants, les registres matricules établis après 1926 peuvent aussi avoir été complétés par les dossiers de demande de carte ou de retraite du combattant, instruits par l’Office national du combattant à partir de 1927 (pour exemple, le Bas-Rhin a indexé plus de 80 000 de ces dossiers, dont 70 000 consultables sur place aux AD 67).

Rechercher un combattant alsacien ou mosellan mort pendant la Grande Guerre :
50 000 Alsaciens-Lorrains sont morts sous l’uniforme allemand. Pour eux, les registres militaires n’ont pas été reconstitués.
Les archives centrales de recrutement prussien de Postdam ont disparu lors d’un bombardement de Berlin en 1945 et sont donc quasi inexistantes pour les classes 1871 à 1893. Seules les familles peuvent avoir conservé des documents militaires.
Les AD de Moselle ont établi une liste des soldats d’Alsace-Lorraine combattants allemands et décédés au cours de la guerre de 1914-1918 (nés en Moselle ou résidant en Moselle quand appelés à l’armée) : http://www.archives57.com/index.php/recherches/memoire- 1870-1918

Où trouver des informations sur un soldat Alsacien-Lorrain ayant servi dans l’armée allemande et vivant en France de l’Intérieur ?
Deux possibilités :

  1. Consulter le dossier d’ancien combattant alimenté par le service départemental de
    l’ONACVG du lieu de résidence de l’ancien combattant ;
  2. Consulter le dossier de demande de retraite du combattant conservé par le service départemental du Bas-Rhin de l’ONACVG, chargé d’instruire les demandes de retraites de tous les soldats Alsaciens Lorrains vivant hors des départements recouvrés.

Le service militaire allemand antérieur à 1918 porté sur les fiches matricules des soldats Alsaciens-Lorrains versés dans la réserve de l’armée française après 1918 :
Exemples de mentions figurant sur les FM reconstituées (source AD 55, 67 et 68) :
« Le soldat n’a pas servi le Kaiser »,
« Ce soldat a servi dans l’artillerie 4 ans ½ »
« N’a servi dans aucune armée car il habitait en France depuis 1906 »
« Soldat artilleur Alsacien allemand qui a servi du 3 au 6 août 1914… puis s’est engagé en 1918 dans l’armée française »
« Ce soldat a servi le Kaiser dans l’infanterie de 1901 à 1911 mais était en France pendant la guerre 14-18 »
« Ce soldat a servi 2 ans dans l’armée allemande puis 3 ans dans l’armée française »

François GÉRARD, vice-président du CGPTT
Exposé devant le CGA, section Île-de-France, le 18 février 2021

Un ancêtre postier ou télécommunicant ?
Le CGPTT, Cercle Généalogique des PTT propose d’aider les adhérents du CGA qui rechercheraient un ancêtre postier ou télécommunicant, voire un ancien relais de Poste.
Une partie des dossiers de ces personnels a été reversée aux Archives Départementales ou aux Archives Nationales, Pour ces dernières, leur consultation s’est compliquée pour les dossiers du site des archives contemporaines, anciennement à Fontainebleau. Les demandes de recherches de la carrière postale de votre (vos) ancêtre(s), formulées à notre Cercle, seront traitées par les bénévoles du CGPTT qui s’efforceront d’y répondre positivement.
Vous pouvez adresser vos demandes à l’adresse postale :
CGPTT – 13 rue de Javel, 75015 PARIS,
ou à l’adresse e-mail : cgptt-national@wanadoo.fr
Site internet du Cercle Généalogique des PTT : http://cercle-genealogique.fr/

Le CGA, section Île-de-France, remercie vivement Monsieur François GÉRARD pour le partage de son exposé sur ce blog, ainsi que l’ensemble du CGPTT pour la générosité de son offre.

Il n’est pas indispensable d’être membre du CGA pour s’abonner au blog ! Avez-vous pensé à vous y abonner (à gauche en bas de page) ?

Un commentaire

  1. COPIE D’UN COMMENTAIRE DEPOSE SUR LA PAGE FACEBOOK Généalogie & culture alsaciennes À PROPOS DE CET ARTICLE (merci au commentateur pour le complément d’information) :
    Merci pour cet article qui fait le point sur pas mal d’informations ! Je ne connaissais pas les listes de disparus en série BB aux AN notamment, cela peut être bien utile !
    Par contre, comme presque toutes les sources sur les alsaciens en 1870-1914, l’article ne mentionne pas les fiches de présentation des conscrits (équivalent des fiches matricules françaises) en 1870-1914, disponibles en série AL aux AD 68 par exemple. Elles donnent des renseignements physiques et l’affectation (régiment de destination) du service militaire obligatoire de 3 ans pour tous les hommes en Alsace. C’est pour moi la source principale à consulter avant toute chose, suivie de la demande de carte du combattant qui contient effectivement systématiquement un relevé des services allemands.
    Il y a en général toutes les informations nécessaires entre ces deux sources, rendant inutile la consultation de la fiche française reconstituée bien pauvre. La présentation des conscrits permet en plus d’accéder aux classes qui n’ont pas participé à la 1ère guerre (1870-1890 environ)

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